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Biographie

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Jacques-Bernard Thomas est né le 2 novembre 1853 à Lavaur (Tarn) de Jean-Victor Thomas, propriétaire, voyageur de commerce, âgé de 35 ans et de Claire Louise Caroline Lapeyrie, sans profession, âgée de 21 ans.
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Quelques mois après sa naissance, son père entrait comme associé dans une des plus honorables maisons de commerce certainement l´Imprimerie typographique et lithographique Thomas et Cie. Jacques Thomas et sa famille vivent 1, rue Lapeyrouse.
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Facture de l'imprimerie Thomas et Cie (Droits d'auteurs Bibliothèque ICT)
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Il est élève du collège Henri IV, école des R.P. Dominicains de Toulouse, puis du collège Sainte-Marie dirigé par les Jésuites. Il fait des études de droit, « au concours de la licence, le pieux étudiant fut un des plus brillants lauréats »
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Au moment d´aller plus avant dans son choix de vie, et à la suite d´une retraite spirituelle, il se sent appelé à l´état ecclésiastique.
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Il obtient l´autorisation d´entrer au Séminaire de Saint-Sulpice, où en 1875-1876, il est initié à l´hébreu et à l´Ecriture Sainte par M. Fulcran Vigouroux. En juillet 1877 il est ordonné prêtre par Mgr. Desprez, archevêque de Toulouse, dans sa chapelle privée.
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Docteur en Théologie et en Droit canonique , il revient à Paris pour un dernier stade d´études de 1879 à 1881. Déjà familiarisé avec les langues sémitiques « hébraïque, syriaque chaldaïque ou araméen » il se spécialise en philologie sémitique à l´Ecole des Hautes Etudes. Parallèlement il suit à l´Institut Catholique de Paris, les cours d´hébreu de M. l´abbé Paulin Martin et d´Histoire Ecclésiastique de M. l´abbé Louis Duchesne.
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Au printemps 1880, pour parfaire ses connaissances en exégèse biblique, il fait un voyage d´études en Palestine, en compagnie de son frère René et d´un ami, M. Baville. Il visite Le Caire, Jérusalem, la Mer Morte, la Samarie, la Galilée, Césarée, Balbek, Smyrne, Constantinople...
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Gravure représentant une vallée de Palestine (Droits d'auteurs Bibliothèque ICT)
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Après avoir hésité entre l´Institut Catholique de Paris, où il suppléait l´abbé P. Martin pour le cours d´hébreu, et l´Institut Catholique de Toulouse, où l´Ecole de Théologie avait besoin d´un professeur d´Ecriture Sainte, il choisit Toulouse.
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En novembre 1881 il remplace, à Toulouse, M. l´abbé Esparbés, chargé des cours de langue hébraïque et araméenne, et d´introduction à l´Ecriture Sainte.
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Son premier soin est d´organiser un solide enseignement d´hébreu avec la mise en place d´un cours élémentaire pour les étudiants de première année, et d´un cours supérieur pour les plus anciens. Par la suite il y ajoute un cours de syriaque.
Il enseigne également l´Ecriture Sainte.
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Il se lie particulièrement avec le P. M.-J. Lagrange, qui en 1886-1888, est enseignant au scolasticat des Frères Prêcheurs de Toulouse. Lorsque le P. Lagrange part à Jérusalem en 1890 pour fonder l´Ecole pratique d´Etudes bibliques, Jacques Thomas l´encourage et le soutient dans son entreprise. De même quand il fonde la Revue Biblique en 1892.
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Quand, en 1889, l´Ecole Supérieure de Théologie de Toulouse est érigée en Faculté canonique, il devient titulaire de la Chaire d´Ecriture Sainte et de Philologie sémitique.
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En 1892, Mgr. Le Cardinal Desprez, le nomme chanoine honoraire de l´Eglise métropolitaine de Toulouse.
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Mais atteint par la tuberculose pulmonaire depuis 1882, il sait ses jours comptés. «L´énorme travail dont profitèrent ses étudiants de Toulouse, dut être à maintes reprises interrompu par des semaines de repos absolu, des mois d´hiver passés à Nice... Quand ses forces ne lui permettaient pas de marcher, il se faisait transporter à l´Institut Catholique, quand il lui était défendu de sortir même en voiture, il recevait chez lui ses élèves... »
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Il meurt le 5 septembre 1893 dans son domaine de La Placette à l´âge de 39 ans.
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Il demande dans ses dernières volontés que ses livres soient partagés entre le couvent de Dominicains de Toulouse et l´Institut Catholique.
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La chaire de Jacques Thomas sera reprise, un peu plus tard, par le jésuite Albert Condamin qui continuera l´enseignement de l´exégèse dans le même esprit.
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